LA RENCONTRE

WILLIAM

Producteur de cynorhodon

15h15 | LES COMBRAILLES

Le vent souffle doucement sur les reliefs du Puy-de-Dôme quand je rejoins William. Ici, on ne cultive pas, on compose avec la nature sauvage. Ce qui m'a tout de suite frappée chez William, c'est son humilité face aux éléments. Paysan-cueilleur depuis 20 ans, il parcourt les haies et les lisières avec une attention de chaque instant, là où la flore s'épanouit sans l'intervention de l'homme.
Avec son collègue Alexandre, il exerce un métier de terrain, guidé par une connaissance millimétrée des cycles végétaux. On ne vient pas ici pour prendre, on vient pour récolter ce que la terre offre, au rythme exact des saisons. Je suis très heureuse de vous présenter celui qui, avec une patience infinie, sélectionne à la main les baies sauvages qui composent notre Concentré d'Églantier.
Rencontre avec William, le veilleur des Combrailles.

Marion : William, ton métier de paysan-cueilleur demande une patience incroyable. Comment est née cette vocation pour le sauvage ?

William : Mon lien à la nature est ancien, j'ai été formé en agriculture et environnement, mais c’est une rencontre décisive qui a tout changé. Depuis 20 ans, avec mon collègue Alexandre, on arpente les Combrailles pour ce métier de terrain, au plus près des cycles naturels. On travaille au cœur de la végétation sauvage, portés par la force du modèle coopératif avec la Sicarappam. C'est avant tout un métier d'observation, de marche et de connaissance fine des reliefs.

Marion : On imagine souvent la cueillette comme un geste simple, mais c'est une vraie expertise. Quel est ton lien quotidien à cette terre ?

William : C'est un lien de respect profond. On est spécialisés en cueillette sauvage et on travaille exclusivement en Agriculture Biologique. Ici, on ne force rien. On attend que la baie soit prête. C'est une immersion totale : on doit connaître chaque recoin, savoir quand la plante est à son apogée. Ce métier demande une vigilance constante pour préserver la ressource tout en récoltant le meilleur.

Marion : Pour ODEN, tu récoltes un ingrédient que nos clientes adorent. Peux-tu nous en dire plus ?

William : (Il désigne un buisson d'églantier) Pour vous, je sélectionne la baie de cynorhodon à la main. C'est elle que l'on retrouve dans votre Concentré d'Églantier. La cueillette manuelle est cruciale : elle permet de choisir uniquement les fruits arrivés à parfaite maturité sans abîmer la plante. On ne brusque pas l'arbuste, on prélève ce qu'il nous offre au bon moment.

Marion : Pourquoi avoir choisi de travailler avec nous et de nous confier vos précieuses récoltes ?

William : On a rencontré ODEN grâce à Anouk qui s'occupait des approvisionnements, et un relationnel fort s'est tout de suite créé. Ce qui nous plaît, c'est que nous nous retrouvons pleinement dans vos valeurs : le respect des producteurs et celui de l'environnement. Travailler avec une marque qui comprend les exigences techniques de la cueillette sauvage et qui valorise ce travail de précision, c'est rare et précieux pour nous.

Marion : On fête nos 8 ans ce mois-ci, et on a voulu marquer le coup avec un projet qui nous tient à cœur : planter des églantiers à tes côtés pour les six prochaines années. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

William : C'est un projet magnifique et nécessaire. Pour nous, planter un églantier aujourd'hui, c’est préparer les récoltes de demain. C’est protéger nos paysages, respecter le cycle de la terre et s’assurer que la cueillette sauvage reste une pratique durable. En plantant ces arbustes avec ODEN, on ne se contente pas de récolter ce que la nature nous donne, on l'aide à se régénérer pour que les générations futures puissent, elles aussi, découvrir la richesse de ces baies.